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  • L'amicale provençale des amateurs de cactus et autres succulentes

    - Le Coin du Voyageur -

    Paysage des Canaries

    Paysage des Canaries : Euphorbia canariensis (2005) (Photo A. Roffino)

    - Les fonds de carte utilisés dans cette rubrique proviennent du site communautaire et participatif Atlas-Monde : les ressources proposées sont "téléchargeables librement sur toutes les zones et tous les pays du globe".
    - Sauf mention contraire, les cartes plus détaillées proviennent du site Encyclopaedia Universalis : un abonnement mensuel autorise l'accès à ces ressources.



    Namibie : B. et P. Vincent (2018)
    • La Namibie se trouve au sud-ouest de l'Afrique australe, limitée au nord par l'Angola, à l'est par le Botswana et au sud par l'Etat fédéral d'Afrique du Sud. Le littoral Atlantique occupe toute la façade ouest. Deux zones désertiques couvrent la quasi totalité de ce pays aride : le désert du Kalahari à l'est et le désert côtier du Namib à l'ouest; qualifié de plus vieux désert du monde, ce dernier s'étend sur une bande côtière de 1500 km de long et 80 à 160 km de large. (Cliquer sur les cartes pour les agrandir)



    • Les deux plantes succulentes que nous présentons ici, remarquables par leur aspect insolite ou leur étonnante vitalité dans cet environnement hostile, sont endémiques de ce pays : l'Aloe dichotoma et le Welwitschia mirabilis



    • Le biotope dans lequel elles se développent, offre à la fois l'humidité des brouillards côtiers et un ensoleillement maximum.

    Aloe dichotoma

    Aloe dichotoma
    Aloe dichotoma en Namibie (Photo P. Vincent).
    • De la famille des Asphodélacées, cette plante pachycaule d’Afrique australe de l’Ouest, n'est pas un arbre, malgré sa taille pouvant atteindre 5 ou 6 mètres de hauteur : son tronc, creux et spongieux à l'intérieur, constitue une réserve d'eau qui assure son alimentation hydrique.



    • Souvent dénommé "faux dragonnier", on le rencontre essentiellement dans le nord de l’Afrique du Sud et en Namibie.



    • Il est connu dans ces régions sous son nom vernaculaire, "KOKERBOOM" ou "arbre carquois"; cela vient du fait que les Bushmen, dont c’est l’arbre emblématique, évidaient des tronçons de branches destinés à ranger leurs flèches lors de la chasse.



    • Comme son nom l'indique cette plante se ramifie de façon dichotomique, c'est-à-dire que l'extrémité de chaque tige se divise en deux tiges opposées après la floraison.

    • Le biotope d'Aloe dichotoma est une zone désertique qui se caractérise par des reliefs aux pentes peu escarpées. Ces étendues arides et caillouteuses doivent se contenter d'une pluviométrie extrêmement faible. Seuls les brouillards côtiers apportent le minimum d'humidité indispensable, aussitôt captée et engrangée dans le tronc et les branches de la plante.

    Biotope d'aloe dichotoma
    Biotope d'Aloe dichotoma (Photo P. Vincent).


    Ecorce d'Aloe dichotoma
    Détail de l'écorce d'Aloe dichotoma (Photo P. Vincent).
    Fruits d'Aloe dichotoma
    Détail de la déhiscence des fruits d'Aloe dichotoma (Photo P. Vincent).
    Ombre relative d'aloe dichotoma
    Tous à l'ombre, toute relative, de l'Aloe dichotoma; pas très efficace pour rafraîchir les voyageurs... (Photo P. Vincent).
    Le soir tombe
    Le soir tombe sur le site... (Photo P. Vincent).

    Si l’on rencontre encore de nombreux Aloe dichotoma très âgés, on constate aussi une diminution du nombre de jeunes plants : les changements climatiques et l’aridité croissante de ces régions sont peut-être à l’origine du phénomène.



    Welwitschia mirabilis

    Plus vieux specimen
    Probablement le plus vieux spécimen recensé, environ 2000 ans, protégé par un enclos. (Photo P. Vincent).

    Tout au long de sa vie le Welwitschia mirabilis ne possèdera que deux feuilles, opposées, qui s'allongeront indéfiniment de part et d’autre d’un tronc très court. Le diamètre de ce tronc peut atteindre jusqu'à 4 m, formant un plateau d'où part la base des 2 feuilles. Au fil du temps, l'extrémité de ces deux feuilles se dessèche et se dilacère formant des rubans qui s'entremêlent et se replient les uns sur les autres. Ces lanières enchevêtrées finissent par former un gros tas végétal, qui peut masquer complètement le tronc et le départ des feuilles. Ce processus peut donner l’illusion que les feuilles sont beaucoup plus nombreuses, mais il n’en est rien…


    Biotope de Welwitschia mirabilis
    Biotope de Welwitschia mirabilis (Photo P. Vincent).
    Jeune plant femelle
    Jeune plant femelle de Welwitschia mirabilis en fleurs.
    (Photo P. Vincent).
    Plant mâle plus âgé
    Plant mâle, plus âgé, de Welwitschia mirabilis en fleurs.
    (Photo P. Vincent).

    Détail des fleurs femelles
    Détail des fleurs femelles de Welwitschia mirabilis (Photo P. Vincent).

    Si, de mon point de vue, la beauté du Welwitschia mirabilis est toute relative, son étrangeté et sa rareté valent vraiment le détour, et le qualificatif 'mirabilis' évoquerait plutôt le caractère étrange et exceptionnel de cette plante...



    Canaries : R. et A. Roffino (2017)


    (Page en cours de rédaction)



    Tanzanie : B. et P. Vincent (2013)

    Dendrosenecio kilimanjari

    Dendrosenecio kilimanjari dans son habitat
    Dendrosenecio kilimanjari dans son habitat. (Photo P. Vincent).
  • Le Dendrosenecio kilimanjari, pousse dans un environnement difficile, au dessus de trois mille cinq cent mètres d’altitude (étage afro-alpin du Kilimandjaro), dans des éboulis de roches volcaniques.

  • Certains individus de cette 'Herbe géante mutante’ peuvent atteindre plusieurs mètres de haut.

  • Brouillard sur le campement
    Epais brouillard sur le campement. (Photo P. Vincent).

    Pour se prémunir contre le froid, le Dendrosenecio kilimanjari conserve ses vielles feuilles qui forment une sorte de manteau épais enserrant le tronc. La nuit, les feuilles vertes se referment sur le cœur et les panicules floraux pour les protéger. Le matin venu, elles s'écartent largement pour capter les gouttelettes de rosée et de brouillard.


    Végétation typique
    Végétation typique de cette région. (Photo P. Vincent).


    • La dispersion des graines autofécondées est assurée par le vent.

    Détail inflorescence
    Détail de l'inflorescence du Dendrosenecio kilimanjari. (Photo P. Vincent).
    Dendrosenecio kilimanjari géant
    La taille de certains individus de l'espèce Dendrosenecio kilimanjari est impressionnante... (Photo P. Vincent).

    En observant la silhouette du Dendrosenecio kilimanjari, on pourrait imaginer que cette plante est issue d'un 'croisement improbable entre un vieux cactus colonnaire et un ananas'…



    Frise de clichés pris dans la rocaille

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